Bien choisir sa crème solaire naturelle et minérale : les 10 critères à respecter

 

Si vous aviez prévu de passer votre été à Hawaii, en Floride ou encore dans les Pagos, sortez vos lunettes. Logique ? Ici on ne parle pas des lunettes de soleil mais plutôt des lunettes de vue ! Vous risquez d’en avoir besoin pour lire les petites lignes de votre tube de crème solaire.

En effet, alors que certaines plages de Thaïlande, des Philippines ou d’Indonésie ont déjà été contraintes de fermer car les coraux y étaient morts, d’autres Etats ont pris les devants en interdisant certains composants de nos crèmes solaires.

Quel rapport entre la destruction de la biodiversité des océans et votre protection solaire allez-vous nous dire. C’est bien simple :  les études se multiplient aujourd’hui pour prouver l’impact de nos protections solaires sur l’environnement. En effet, on estime à plus de 4 000 tonnes le poids des résidus de crème qui se déposeraient sur les massifs coralliens et causeraient leur mort, chaque année ! La moitié des massifs coralliens, au cœur de tout l’écosystème, pourraient même disparaître d’ici 20 ans.

 

Nous protéger, c’est bien. Mais lorsque c’est au détriment d’un écosystème entier, on peut quand même se questionner. Alors, cancer de la peau, rides et coup de soleil ou bien préservation de notre planète, faut-il vraiment choisir ? Le point Green a mené sa petite enquête. Quelle crème solaire naturelle choisir ? Suivez le guide !

Nos #11 critères de choix pour une crème solaire naturelle et responsable

❧ #1 Crème solaire : plutôt minérale ou chimique ?​

Dans une crème solaire (naturelle ou non), ce qui nous protège, c’est le filtre de protection solaire. On retrouve en général 7 à 8 filtres solaires différents dans la formule d’une seule crème solaire… suffisamment pour vous faire un mille-feuille (non, pas « miam » du tout!). Un sacré cocktail qui s’explique par le fait qu’il soit très rare qu’un seul filtre solaire nous protège, à lui seul, à la fois des UVA et UVB (sauf l’Oxybenzone mais nous verrons qu’il faut l’éviter).

Bon, déjà, il faut comprendre la différence entre un filtre de protection solaire minéral, et un filtre chimique (ou organique). Pour faire simple, on pourrait dire que les filtres de protection solaire minéraux fonctionnent comme des miroirs et les chimiques comme des éponges (on a dit simple !).

  • Les filtres de protection solaire minéraux sont en général fabriqués avec des nanoparticules (= de tous petits morceaux) de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc, qui vont réfléchir les UV ! Du coup, quand on se tartine de crème, on s’imagine en « boule à facette », qui renvoie la lumière : les UV ne passent pas ! Leur action est instantanée et dure plus longtemps que les filtres chimiques. Ce sont les seuls à être autorisés dans la charte de cosmétiques bio. Ils sont donc réputés respectueux de l’environnement, notamment car ils ne sont solubles ni dans l’eau, ni dans l’huile. Mais le sont-ils vraiment ? C’est ce qu’on va voir !
  • Les filtres de protection solaire chimiques ou de synthèse fonctionnent comme une éponge, ils vont pénétrer l’épiderme (= rentrer « dans la peau ») pour absorber les UV à notre place. Cependant, ils ne sont efficaces que 30 min après l’application et leur potentiel allergisant est bien plus élevé, sans compter leur impact environnemental catastrophique.

❧ #2 Crème solaire naturelle et responsable : On filtre… les filtres !

Au banc des accusés, les filtres de protection solaire chimiques : Hawaii, Kay West (Floride) ou encore les Palaos (dans le Pacifique) ont donc décidé d’interdire l’Oxybenzone (=benzophenone-3) et l’octinoxate (= Ethylhexyl methoxycinnamate). Mais bien d’autres composants sont sur la sellette, et c’est à en perdre son latin ! La liste de leurs méfaits sur l’environnement est longue.

Ils sont d’abord suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. L’oxybenzone endommagerait l’ADN des larves de corail, les enfermant dans leur propre squelette, et entraînant leur mort.

Il est aussi suspecté de mettre poissons et tortues marines en danger en affectant leur reproduction.  

On entend de plus en souvent des perturbateurs endocriniens, mais savez-vous pourquoi ils sont si décriés, leur impact sur notre santé et comment les éviter ? Si la réponse est non, nous vous invitons VIVEMENT à consulter ce petit guide des perturbateurs endocriniens.

Certains composants de nos crèmes solaires (phosphates et ammonium notamment) vont aider le développement de certaines algues qui menacent l’équilibre de l’écosystème sous-marin. C’est la même problématique que les algues vertes sur nos belles plages bretonnes. Alors pas question de dire qu’on ne savait pas, on agit !

Et en plus d’aider au développement des « mauvaises » algues, les composants des filtres de protection solaire, au contact de l’eau, de la lumière du soleil et de l’oxygène, vont se « transformer » (en péroxyde d’hydrogène (H2O2) pour se la jouer savant) et détruire les « bonnes » algues nécessaires au développement du corail (zooxantelle). Donc si l’algue meurt, le corail sera sans protection, d’où le blanchissement des récifs. 

❧ #3 Crème solaire, même naturelle et minérale : NON aux sprays !

D’après l’ARVAM, c’est déjà 20 à 25 % de la crème solaire, naturelle et minérale ou non, qui se répand dans l’eau en 20 à 30 minutes de baignade. C’est déjà énorme, alors le gaspi, ça suffit ! On évite de polluer avant et pendant avec une crème solaire en sprays (aérosols) : comme une bonne partie du jet manque sa cible (vous !), le contenu se déverse sur le sol, puis inévitablement dans l’eau, par écoulement

❧ #4 Crème solaire naturelle (ou non!), on évite les waterproof :

La promesse d’une crème solaire dite « résistante à l’eau » ? Une protection efficace après deux bains de 20 minutes (et 4 bains de 20 min pour un produit “très résistant à l’eau”).  On pourrait se dire que le waterproof, ça reste bien collé à la peau pendant la baignade, et ça évite d’aller vers les coraux et les poissons. SAUF que les tests sont réalisés en laboratoire, dans des conditions optimales qui sont rarement vérifiées en conditions réelles.! Donc se tartiner juste avant d’aller se baigner, c’est la cata pour l’océan !

La solution ? on exclut les filtres hydrosolubles (qui se dissolvent dans l’eau) pour favoriser ceux liposolubles (qui se dissolvent dans le gras (le gras, c’est la vie ! Il se sépare de l’eau, c’est la même chose que quand vous faites votre vinaigrette :  😉).

Et comment savoir ? On fait confiance aux étiquettes : les marques sont toujours très contentes de le dire sur leur emballages (on verra si on peut leur faire confiance juste après !).

Autre gros problème : les silicones utilisées pour rendre notre crème résistante à l’eau ! (et aussi pour faciliter l’application), c’est comme le plastique… Bon, en vrai c’est du caoutchouc, mais le résultat est le même : c’est extrêmement polluant, et non biodégradable. Dans 500 ans, on les retrouvera dans les océans. Le plastique chez Le point Green, comme tout.e militant.e zéro déchet digne de ce nom, on n’en veut pas ! Franchement, il y a mieux à laisser à nos descendants ! Et puis, vous leur avez demandé vous, aux tortues et aux dauphins, si ça leur plaisait d’avoir du caoutchouc au p’tit déj ou se se prendre les nageoires dans du plastique ? Pas sûr qu’ils apprécient.

Également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, certains silicone (D6 par exemple) agirait sur le système hormonal des espèces aquatiques, ce qui ne présume rien de bon pour la santé humaine non plus. Bref, mille raisons d’éviter les silicones dans les cosmétiques !

❧ #5 Pour une crème solaire naturelle : on limite la liste des composants

Bon, ça y est, on sait qu’il faut privilégier les filtres de protection solaire liposolubles dans sa crème solaire minérale ! Quoi ? Comment ça, il ne suffit pas que les filtres  UV soient respectueux et sans danger ? Et oui, les filtres, ce n’est qu’une partie de la composition.

Les industriels sont toujours très ingénieux pour nous offrir de nouvelles textures soyeuses, des odeurs qui fleurent bon l’été et le soleil, de l’autobronzant pour une peau de vahiné… ça fait rêver, non ? NON ! Car cela fait autant de substances potentiellement néfastes pour l’environnement et notre santé. La liste des ingrédients des crèmes solaires n’a fait que s’allonger d’année en année. On ne vous parle même pas des crèmes « pailletées » dont les microparticules se retrouveront encore une fois dans l’eau, et on a déjà parlé des silicones… restent les parabènes, des conservateurs chimiques d’ailleurs interdits par Les Palaos. On pourrait vous en parler des heures, mais on s’écarterait un peu du sujet, donc on vous laisse y jeter un coup d’œil

On se rappelle, choisir une crème solaire naturelle, c’est aussi savoir différencier le vrai du faux dans les publicités…

❧ #6 Crème solaire naturelle : on FUIT les formules miraculeuses !

« anti-oxydants », « anti-âge », « hydratantes » ….On va au plus simple ! Déjà parce que, comme on l’a dit, rien ne sert de mettre une super crème si c’est pour la dissoudre dans l’eau juste après (sauf si on veut en faire profiter les poissons, qui se débrouillent très bien tous seuls avec leurs rides !).

Ensuite, il y a parfois de réels risques pour la santé. C’est notamment le cas avec la vitamine A (palmitate de rétinol, acétate de rétinol, linoléate de rétinyle, ou rétinol) qui risque d’endommager la peau, et favorise le développement de tumeurs ou de lésions car elle est instable au soleil (un peu problématique pour une crème solaire…).

Peu fréquent en France, ce type d’ajout nous alertent néanmoins sur les risques d’une liste d’ingrédients longue comme une tentacule de calamar géant (oui, oui, c’est long !).

Ainsi, en France, les ONG Wecf France et Agir pour l’environnement ont demandé à l’ANSES d’évaluer les risques de se protéger du soleil… Un comble ! (sur les 71 produits étudiés, dix de ces 29 substances sont « extrêmement préoccupantes » (cancérogènes, neurotoxiques, perturbateurs endocriniens), sept sont « très préoccupantes » (allergènes) et douze sont « préoccupantes » au regard de la santé ou de l’environnement. Encore une fois, si on veut une crème solaire naturelle, on va au plus simple, c’est une question de bon sens 🙂

En bref, on ne se laisse pas avoir par les sirènes du marketing (on pense plutôt aux poissons, qu’ on aura plus de chance de croiser que les premières).

❧ #7 Crème solaire minérale...le BIO, c’est efficace ?

Dans la charte bio, seul les filtres minéraux (la boule à facette, vous vous souvenez ?) étaient autorisés. Or, il semble bien que leur efficacité soit moins bonne que les filtres chimiques.

D’une part, il vous sera impossible par exemple d’avoir un indice 50. D’autre part, et c’est encore plus problématique, d’après les tests de l’UFC-Que Choisir les 4 références bio (parmi une sélection de 20 crèmes solaires) figurent parmi les 5 moins bien notées pour se protéger des rayons du soleil. Il reste donc bien des progrès à faire dans la protection solaire bio. Si les filtres minéraux protègent aussi bien que les autres contre les UVB, ils n’ont va pas de même contre les UVA. DONC en plus de l’indice FPS, on choisit une crème solaire minérale qui dispose d’une protection solaire UVA !

Le saviez-vous ?

les UVB ne sont en fait qu’une catégorie d’ultraviolet, tout comme les UVC, les infrarouges (responsables de la sensation de chaleur), ondes radio (pas encore de crème contre celles-ci, désolées ! On éteint la télé) 😉) … et UVA ! Or, si les UVB font mal tout de suite : coups de soleil, cloques, cancers de la peau… les UVA n’en sont pas moins à craindre. Et ils sont encore plus vicieux : ils prennent le temps de préparer leurs mauvais coups. Leur longueur d’onde étant plus importante, ils entrent plus profondément dans le derme et causent vieillissement de la peau, taches pigmentaires, (alors cette tâche, c’était à Palavas-Les-Flot, la petite ride ici, je l’appelle Flo, parce qu’on s’est rencontré en Floride…) mais aussi de certains cancers cutanés.

Bref, pas top les souvenirs de vacances.

❧ #8 Crème solaire minérale, c’est clair comme de l’eau de roche ?

Déjà, on peut souligner que selon les labels, l’exigence sera différente. Il faut donc bien les choisir ! Mais globalement, acheter une crème solaire naturelle bio par exemple « Ecocert » ou « Cosmebio » permettra de garantir 95 % d’ingrédients naturels, pas de parabènes, ni de parfums, d’OGM ou encore de conservateurs de synthèse qui vont venir polluer nos océans. Pour l’instant ça s’annonce bien, le bio ! la composition d’une crème solaire minérale bio est toujours meilleure pour l’écosystème qu’un filtre de protection solaire chimique plein de parfums, de silicones et de parabènes.

Là encore, ça peut être la douche froide ! Déjà, l’un des deux seuls filtres autorisés dans la charte bio, le Dioxyde de titanium (TiO2), est classé cancérigène possible par le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC). Comme il ne se dilue pas dans l’eau (chouette ! ce n’est pas hydrosoluble !), il coule jusqu’à 5 mètres de profondeur (heu…) dit bonjour à toute la faune et la flore aquatique (coraux, mais aussi phytoplancton à la base de la chaîne alimentaire), qui produit plus de la moitié de l’oxygène terrestre et n’apprécient pas franchement ce composant utilisé dans les stations d’épuration qui les détruit. Attention, ce n’est pas une raison pour délaisser le bio. En choisissant bien sa crème solaire minérale, vous POUVEZ faire du bien à la planète et à votre santé !

❧ #9 La crème solaire minérale sera sans nanoparticules ou ne sera point (Green! )

Puisque seuls l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane sont utilisés comme filtres de protection solaire (minéraux), vous ne pouvez qu’opter pour le « système boule à facette ». Toutes les crèmes solaires minérales ne se valent pas. Heureusement, certaines marques  comme pour les  crèmes solaires minérales Suntribe sont conçues SANS nanoparticules. Parce que les booms d’été aux « nanos », les coraux ils n’aiment pas trop. 

S’ils permettent de faciliter l’application de la crème solaire et ne laissent pas de traces blanches sur la peau, ces tous petits petits morceaux d’oxyde de zinc et de dioxyde de titane (moins de 100 nanomètres) sont suspectés de pouvoir franchir les barrières biologiques et se retrouver dans le sang. Et ça ne s’applique pas qu’à l’Homme : les nanoparticules peuvent aussi pénétrer les barrières biologiques des dauphins ou des coraux ! Or, on ne connaît pas encore les effets sur notre santé, ni sur la leur. 

L’Agence nationale de sécurité du médicament recommande  même de ne pas utiliser ce type de crème solaire minérale sur le visage ou sur la peau abîmée (donc après un coup de soleil). Ca donne confiance…

La recherche sur l’impact des nanoparticules de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc est toute récente, mais les pistes sont déjà peu rassurantes. Elles pourraient en effet perturber le comportement alimentaire et la reproduction des moules, ou encore modifier le code génétique de certains poissons, donnant naissance à des hermaphrodites). D’autres études avancent qu’elles pourraient aussi tuer également le plancton.

 

Le saviez-vous ?

Petit, mais puissant, le plancton est à la base de la chaîne alimentaire marine et il produit plus de la moitié de l’oxygène terrestre ! Donc on le protège !  

❧ #10 Crème solaire naturelle : logos et labels bio, responsables… on y croit ?

On a compris que, si être biodégradable n’était pas forcément l’apanage du bio, il permettait tout de même de limiter les composants néfastes pour l’environnement (et la santé !). En choisissant sa crème solaire naturelle, bio et sans nanoparticules, on limite donc le désastre, mais encore faut-il bien choisir son label.

Mais quand est-il des autres labels ? ATTENTION : il n’y a encore AUCUN label cosmétique garantissant le respect des océans en France !  

Dans son enquête (de juillet-août), l’UFC Que Choisir a fait appel à des experts indépendants qui confirment que certaines crèmes avec ces labels sont parmi les moins critiquables MAIS contiennent toujours des composants néfastes pour l’environnement, à plus ou moins haute dose. Les tests réalisés en laboratoire peuvent poser question car il est difficile d’en connaître l’impact réel dans la nature. Les marques affirment que leurs technologies permettant évitent leur dissolution dans l’eau par exemple. Mais secret industriel oblige, difficile d’en avoir le cœur net.

Ambassades des océans, a ainsi retrouvé du dioxyde de titane et de l’oxyde de zinc, et donc probablement des nanoparticules sur l’ensemble des crèmes solaires « respectueuses » de l’environnement et des coraux qu’elles a pu tester.  

 

 

❧ #11 L’emballage : on vise le Zéro déchet pour notre crème solaire naturelle !

Première chose évidente : on évite le suremballage en choisissant les références sans le carton autour. Ensuite, on choisi l’emballage le plus respectueux possible pour la planète. Il reste certes encore beaucoup de progrès à faire, mais des alternatives au plastique existent déjà. Globalement, on privilégie le plastique recyclé et l’aluminium, avec le bouchon attaché au flacon pour éviter qu’il se perde dans la nature

Encore mieux, on choisi un tube en partie en carton ou encore en plastique végétal (à base de résidus de canne à sucre). C’est notamment le cas de la crème solaire minérale naturelle et bio que vous trouverez sur notre e-boutique engagée. On peut aussi se tourner vers des emballages en plastique recyclé et recyclable. 

Le saviez-vous ?

La Commission européenne vise le  100% emballages plastiques recyclables d’ici 2030 ! 

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Quelle crème solaire naturelle choisir ? Le bilan !

  1.  On boycott les filtres de protection solaire chimiques.
  2.  On se tourne vers les filtres de protection solaire minéraux sans nanoparticules : la seule solution reste de faire confiance à l’étiquette et à ses sens. Une crème solaire qui s’étale sans laisser de traces blanches en contiendra sûrement. 
  3. On choisi une crème solaire bio, mais on évite le dioxyde de titane au profit de l’oxyde de zinc.
  4. On privilégie les ingrédients biodégradables (SANS silicones) et non hydrosolubles. Cela suppose d’accepter que la crème tienne moins longtemps sur la peau et de s’en remettre plus souvent … au risque d’augmenter la dose de crème qui se retrouve dans l’eau…
  5. On choisit une crème made in Europe
  6. On opte pour un emballage recyclé recyclable, en aluminium et avec le bouchon bien fixé sur le tube.  
  7. Plutôt que ce qui est à privilégier, mieux vaut regarder ce qui est à éviter : 
  • Produits parfumés, anti-âge, pailletés…
  • Les écrans solaires en aérosol
  • Un SPF supérieur à 50 (ça n’existe PAS !)
  • Dioxyde de titane nanoparticulaire 
  • Oxybenzone 
  • Benzophénones 
  • Octyl-méthoxycinnamate (OMC) / Ethylhexyl methoxycinnamate
  • Méthylbenzylidène camphre (4-MBC)
  • Benzylidène camphre (3-BC)
  • PABA (acide para-amonibenzoïque)
  • BHT (butylated hydroxytoluene ou 2,6-di-tert-butyl-p-cresol) (perturbateurs endocriniens) 
  • Cyclopentasiloxane (ou silicone D5) , Cyclohexasiloxane (ou silicone D6) 
  • Homosalate 
  • Octocrylène
  • Oxyde de zinc nanoparticulaire
  • vitamine A (palmitate de rétinol, acétate de rétinol, linoléate de rétinyle, ou rétinol)
  • Phénoxyéthanol (conservateur fréquemment jugé nocif par ingestion, irritant oculaire sévère).

(plus simple de choisir un T-shirt, non )

BREF, on ne saurait que trop vous conseiller  la crème solaire minérale Suntribe qu’on vous a déniché !

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La protection solaire naturelle idéale existe-t-elle ?

OUI ! Elle s’appelle « bon sens » (on plaisante quoique c’est une idée, le nom !).

On parle d’ailleurs bien de protection solaire, et non de crème :

  • On évite de s’exposer aux heures les plus chaudes, soit entre 12 et 16h en France métropolitaine : plus le soleil est haut, plus c’est dangereux. L’astuce : si l’ombre sur le sol est plus courte que soi, on y reste, à l’ombre !
  • on sort chapeaux et lunettes pour se protéger (en plus on se fait un look de star : c’est tout bénéf’ !). Sans oublier les parasols (pour ne plus se perdre à la plage, c’est top aussi!).
  • on se couvre avec un T-shirt, de préférence 100% français, éthique et aussi classe que responsable  
  • on ne perd pas espoir, il existe quand même certaines crèmes un peu plus responsables. On vous invite à consulter ce guide d’achat d’une crème bio et efficace au top !

❧ On réfléchit (et pas que la lumière 😉) :

Où suis-je ? Où vais-je ? Quand ? Non, on ne vous demande pas de dissert’ de philo, mais bien de savoir quand on peut s’exposer ou non, car l’intensité du rayonnement ultraviolet (UV) varie en fonction de la position du soleil, donc de l‘heure, la période, le lieu (#1 latitude : pas besoin d’être un génie pour comprendre que la Guadeloupe, c’est pas vraiment la Suède) ,le lieu #2 l’altitude (on sort le tube (de l’hiver ! 😉) si on compte dévaler les pistes de ski sans avoir l’air d’un homard qui s’est trompé de chemin). 

En bref, en France, pas besoin de crème solaire pour sortir le chien un 6 janvier… sauf si nous continuons à détruire la couche d’ozone, notre protection naturelle contre les UV, à cause de la pollution. Alors pour protéger notre planète, on passe au zéro-déchet fun et déculpabilisant !

 

Le bon geste, c’est se renseigner : l’indice UV figure avec les prévisions météorologiques dans les journaux, à la télévision et à la radio !

❧ Protection solaire naturelle : STOP aux idées reçues !

NON, l’eau et les nuages n’empêchent pas les UV de passer, ni même le sable ! Car c’est la lumière infrarouge qui donne une sensation de chaleur. En réalité, la réverbération des ultraviolets sur la mer ou la neige augmentera au contraire leur intensité et les risques associés.

Et NON : Le bronzage ne protège pas, il équivaut à un indice de protection 4 ! 

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Zéro-déchet jusqu’au bout du tube : la lutte antigaspi continue !

❧ Quand dois-je jeter une crème solaire périmée ?

Faut-il respecter la date sur le tube de ma crème solaire ? (exprimée en mois, représentée par un petit logo en forme de pot). Vous remarquerez que le titre du paragraphe est « quand dois-je jeter » et non « faut-il », car comme pour les dates sur vos produits alimentaires, on se fie à ses 5 sens.

On jette si :

  •  – la crème a été exposée plusieurs fois à de fortes chaleur (traduction, on ne la laisse JAMAIS derrière la vitre dans la voiture se faire un sauna en solo, ni faire bronzette sur une table ou à la plage en plein soleil).
  • – Idem si elle a pris un bain (donc Attention à la pluie ou à la piscine si on la laisse sur le bord).
  • –  Elle est déphasée, la « crème » se détache du « liquide » (c’est un peu « Beurk » quoi) et que le liquide sort du tube si on ne mélange pas.
  • – Il y a des grains de sable, des moutons (de poussière hein 😉) ou des grumeaux qui sont entrés dans le tube (comme dans les crêpes, c’est pas top)
  • Elle ne sent pas bon. (rien à ajouter 😉)

Sinon, ON NE JETTE PAS ! Mais la leçon à tirer, c’est quand même que les filtres solaires sont fragiles et que si on veut la conserver (et on VEUT la conserver pour limiter nos déchets), on en prend soin. Elle vous le rendra bien… et plus longtemps ! 

 

❧ Recycler sa crème solaire naturelle : le bon éco-geste zéro déchet de l'été

Si l’idée de laisser traîner votre crème dans un placard jusqu’aux prochaines vacances ne vous tente pas, vous pouvez RECYCLER votre reste de tube de crème solaire. (minérale et naturelle, hein!).

Astuce beauté et maison, plus d’excuses pour jeter !    

❧ Y’a pas que la crème qui compte ! Vive les vacances 100% éco-responsables !

 Ça y est ! Vous êtes parvenu au bout de cette Odyssée de la crème solaire minérale et naturelle. Les océans vous diront merci ! Et si vous nous avez suivi jusqu’ici, en véritable Ulysse des mers, il y a fort à parier que vous êtes un réel défenseur de notre planète. Qu’à cela ne tienne, si vous alliez plus loin : pour ceux qui en ont la chance, crème solaire (minérale et naturelle, hein !) rime avec départ en vacances. Et si, cette année, vous tentiez des vacances éco-responsables ? Ou encore que vous vous lanciez dans une éco-aventure pour nettoyer le littoral français ?

(et évidemment, sous le soleil, on pense à sa gourde plutôt qu’une bouteille en plastique. Si l’eau du robinet (super écolo !) vous rebute, découvrez comment filtrer votre eau tout naturellement et avec zéro déchet ?

Rédigé par Ysaline Rault

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