Le “crowdfunding”, vous connaissez ? Petit indice, c’est né avec l’émergence d’internet, ça se développe avec l’engouement croissant pour l’économie collaborative et le développement durable, et ça peut financer des parcs éoliens français pour la transition énergétique européenne (et des boutiques zéro déchet aussi, si c’est pas chouette ça !) . 

Le principe est simple : ne plus laisser les banques décider de quels projets verront le jour. La parole est enfin donnée aux citoyen.ne.s qui deviennent mécènes et acteur.ice.s du monde de demain en soutenant de beaux projets solidaires et éco-responsables !

On vous en parle car c’est d’actualité chez Le point Green : nous venons de lancer notre campagne ! 

 

Pour voir notre campagne, c’est juste ici : 

>> Un coup de pouce pour Le point Green <<

blog zero dechet

Le financement participatif, c'est quoi ?

❧ Petite définition du crowdfunding

“Crowdfunding”, vous avez peut-être déjà entendu ce terme (et oui, ENCORE un anglicisme… !). Pour les puristes du français, on parle de « financement participatif ».  

D’après le site du gouvernement, « Le financement participatif, ou crowdfunding, est un échange de fonds entre individus en dehors des circuits financiers institutionnels, afin de financer un projet via une plateforme en ligne ». C’est un moyen très simple -tout passe par une plateforme- de mettre en contact des personnes ayant de beaux projets mais qui ont besoin de financement (comme nous !) avec des personnes qui cherchent justement de beaux projets à financer (comme vous !). La belle affaire !

Chaque investisseur.euse choisit un beau projet, et verse le montant de son choix, en général des petites sommes, mais pas que. Là est tout l’intérêt : comme le public est très large, il devient possible de récolter les fonds nécessaires au projet sans même passer par les acteurs traditionnels du financement (établissements de crédit, banques). Pour se la jouer savant (si, si !) on parle de mode de financement « désintermédié ».

Le gros avantage, c’est donc que TOUT LE MONDE peut participer. Entreprises, associations, particuliers, collectivités territoriales (pour les projets locaux!)… Tous et toutes peuvent présenter leur initiative. Le projet peut être à caractère personnel comme professionnel, et peut toucher divers domaines, créatifs, agricoles, écolo… sur une des plateformes disponibles, et tout.e un.e chacun.e peut facilement y porter sa contribution.

❧ Comment fonctionne le financement participatif ?

Le financement participatif peut prendre diverses formes, 5 pour être précis.e

1. Le crowdfunding en don pur, sans doute le type le plus ancien, porte bien son nom : celui ou celle qui finance n’attend aucune contrepartie (oui, le bonheur de voir un beau projet se réaliser grâce à notre petite contribution suffit !). Il sera donc souvent utilisé pour des initiatives à but non lucratifs, menées par des œuvres de charités, humanitaires, des associations…Ce mode de financement est cependant le moins important en termes de volume de fonds collecté.

2.  A l’inverse, le financement participatif en don contre récompense (= crowdgiving) est le plus important en termes de volume collecté et le plus connu. Ici, le contributeur attend un petit quelque chose MAIS pas une contrepartie monétaire, plutôt un petit « cadeau » en nature, lié au projet.

Par exemple, chez Le point Green, nous avons choisi ce type de financement. En vous lançant dans l’aventure de notre boutique engagée, vous participerez à nos côtés au développement du zéro déchet. Ça mérite bien un petit cadeau : pack cocktail, pack ice-tea, pack nomade pour tester nos super Green wraps …

Il est aussi possible de « pré-commander » : on verse l’argent en avance, et on reçoit le produit/ service commandé une fois le projet sur pied. Pour notre boutique, chez Le point Green, on vous propose nos packs en pré-commande : des kits pour découvrir le zéro déchet, avec les ateliers et tout et tout, livrés chez vous et dans toute la France et la Belgique pour vous aider à entamer votre propre « transition » tout en douceur et dans la bonne humeur (en plus, on vous offre la livraison !).  

C’est aussi cette option qu’a choisi Le Regard Français, en donnant la possibilité de pré-commander ses génialissimes T-shirts handi-responsables, made in France et dont l’humour décapant permet de porter un autre regard sur nos différences !

 

3.    Il existe également le financement participatif en prêt entre particuliers (= crowdlending). Ici, les internautes prennent en quelque sorte la place d’une banque. Ils prêtent de l’argent, mais attendent son remboursement, avec ou sans taux d’intérêt après négociation.

   

4.    Le royalty crowdfunding est le petit nouveau du groupe. Ceux qui investissent en attendent des royalities (= des sommes, redevances) sur le chiffre d’affaire réalisé. 

 

5.    Pour finir, l’equity crowdfunding, ou investissement participatif, ouvre le capital des entreprises porteuses de projet aux internautes. Ils en acquièrent alors des parts de l’entreprise, en deviennent « actionnaires ». 

 

Si vous voulez plus d’infos pour VOUS lancer dans un tel projet (parce que si vous lisez notre article, c’est que vous êtes sur le site du point Green, DONC que vous êtes forcément quelqu’un.e de super, avec des super idées pour changer les choses), nous vous invitons à vous rendre sur le site d’économie. gouv, qui vous explique tout pour vous lancer.    

❧ Pourquoi le financement participatif ?

➾ Les avantages du financement participatif 

Si le crowdfunding connaît un tel essor, c’est qu’il a bien des avantages. 

❧ Parce qu’une belle idée, c’est comme une graine, ça a besoin d’eau pour pousser. Dans le monde de l’entreprise, une idée a besoin d’argent pour être concrétisée. Or, c’est souvent à cette étape que ça bloque pour de nombreux projets, car trouver les fonds nécessaires peuvent vite se transformer en parcours du combattant en passant par le circuit de financement « conventionnel ». Les banques exigent des garanties de la part des porteurs de projet, analysent les risques de non-remboursement, les bénéfices potentiels. Cela peut être très long, et finalement se solder par un refus total des établissements de crédit si l’investissement ne leur semble pas rentable. Bref, on perd la spontanéité et la passion qui rythment normalement le développement d’un projet, et en font finalement toute sa valeur.

Et c’est là qu’apparaît le financement participatif, pour pallier tous ces désavantages.

❧ Par sa rapidité, tout d’abord. Pas besoin de voir et revoir mille fois le projet pour plaire à son banquier, sans certitude qui soit finalement validé. Une fois le plan établi par les porteurs du projet, il leur suffit de lancer la campagne en ligne sur la plateforme de leur choix.

On ne cherche plus à plaire aux professionnels du financement, mais bien à tous ceux (et toutes celles) qui partagent les valeurs du projet, tous ceux qui soutiennent les mêmes causes que nous et seront souvent bien plus intéressés par la réussite du projet en tant que tel que par les rendements. Autant dire que les projets engagés dans la préservation de l’environnement, le durable, le bio, le 100% français… (et le zéro déchet ! ) ont le vent en poupe dans le domaine du financement participatif, là où les banques se montrent souvent plus frileuses. Passer par le crowdfunding, c’est plus spontané, et beaucoup plus sympa !

❧ Autre gros avantage, il n’y a aucune obligation concernant les garanties personnelles de l’emprunteur. Cela signifie donc que l’on peut partir de rien et arriver au sommet grâce à la confiance accordée par les prêteurs internautes. Une belle manière de réduire les inégalités en passant. Et cela vaut pour l’emprunteur comme pour le prêteur ! 

❧ L’internaute peut prêter de toutes petites sommes et participer à de grandes aventures entrepreneuriales sans même s’appeler Bill Gates ! Pour le porteur de projet, il n’a plus la peur de perdre tout ce qu’il investit car il n’a pas à se porter caution. Cela ouvre le champ de tous les possibles à tous ceux qui ont de grandes idées, mais de petits budgets. Autant de beaux projets qui ne resteront plus au placard !

❧ Cerise sur le gâteau, tous les prêteurs qui ont participé au projet sont forcément très intéressés à sa progression (encore plus s’il y a des petits cadeaux à la sortie, on ne va pas se le cacher). Ils participent financièrement à des projets qui font sens pour eux (soutenir l’économie française, le bio, l’éco responsabilité, tout ça tout ça), et seront les premiers à vouloir tester les « fruits » de leur placement.  En d’autres termes, une fois le projet abouti, ils seront les premiers clients. Sans exagérer, le financement participatif permet donc à moindre frais de se créer une clientèle « très ciblée » sans dépenser un sou en étude de marché -et donc de garder tout ce budget pour améliorer le projet. Lorsqu’il y a des pros des réseaux parmi les prêteur;euse.s, ils en deviennent même des « influenceur.euse.s » pour le projet en en parlant autour d’eux tant ils seront fiers de leur « bébé ». Plutôt chouette !

❧ Parfois, les porteurs de projet peuvent avoir la chance de compter parmi leurs prêteurs des professionnels expérimentés et heureux de partager leurs connaissances. Ils bénéficient alors de leurs regards objectifs et des leurs conseils avisés. Et oui, on ne parle pas d’économie collaborative et de financement participatif pour rien ! C’est tellement plus qu’une histoire d’argent et de rendement, c’est vivre une aventure ensemble ! Le crowdfunding est l’occasion d’échanges, de solidarité entre des personnes très différentes, mais qui partagent les mêmes valeurs et ambitions, qui sont réunis au sein d’une même communauté.

➾ Financement participatif: les inconvénients de l’engagement.

Evidemment, le crowdfunding, c’est comme les éléphants : ce n’est pas tout rose. Il faut faire attention à quelques petites choses, mais comme on est sympa chez Le point Green, on vous parle de tous les petits détails qu’il faut connaître.

 Le financement participatif, c’est chouette parce que tout le monde peut participer. Mais lorsqu’il y a trop de monde, cela peut devenir un désavantage.

Dans le cas du crowdfunding en don, les financeurs ne demandent pas de contrepartie monétaire. Mais cela ne signifie pas qu’ils n’attendent rien en retour. Ils recherchent un lien particulier avec celles et ceux qui portent le projet. Ils ne veulent donc pas être “noyé.e.s” dans une foule d’actionnaires (auquel cas, ils seraient allés voir les actions de multinationales américaines !). Or, plus le succès est au rendez-vous, plus le nombre de prêteurs s’accroît, plus il peut être difficile de garder ce lien intact. 

Dans le cas du financement participatif en prêt, le risque est évidemment celui, pour le prêteur, de perdre la totalité des sommes qu’il a investi si le projet n’aboutit finalement jamais. Pour l’emprunteur, dans le cas où le prêt est soumis à des intérêts, le risque est le même que celui d’un emprunt en banque : il faut réussir à rembourser les sommes dues, majorées des intérêts. Cela peut réellement mettre le projet et celui qui le porte, en difficulté. Il faut donc bien réfléchir au type de financement participatif le plus adapté, et à bien mesurer les risques avant de s’engager.

Sans compter que ces modes de financement par crédit, même participatif, (crowdfunding par prêt), sont considérés comme des dettes financières. Sans rentrer dans les détails, elles peuvent nuire à la bonne « santé » d’une entreprise et aux finances d’un particulier et empêcheront tout emprunt supplémentaire. Faute de financement, le projet risque d’être abandonné.


Pour finir, et dans le cas très particulier de l’equity crowdfunding, les changements qu’impliquent l’entrée de nombreux associés dans l’entreprise peut fortement compliquer la gestion de celle-ci, engendrer des coûts… et risque alors de « perdre un peu la main » sur son projet.

Malgré cela, le financement participatif, ça reste très chouette ! De superbes projets (par superbes, comprenez “super chouettes pour vous, mais aussi pour la planète, parce qu’un beau projet, ça doit être français, responsable, durable) ont alors éclos, comme NU.Je, pour gardez vos souvenirs et émotions toujours en tête grâce à ses superbes accessoires -chouchoux et bandeaux en tissus recyclés- qui vous feront voyager !).  

Du coup, on voit de plus en plus de plateformes, de nouveaux types qui se développent…et autant de plateformes qui fleurissent, que de projets qui y bourgeonnent… Et c’est là que vous allez vous demander « c’est bien beau tout ça, mais laquelle je choisis, moi ? ».

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Quel site de financement participatif choisir ?

   Il faut déjà décider quel type de financement participatif s’adaptera le mieux à votre projet. Par exemple, on utilisera plutôt le crowdfunding en don pur ou en don contre récompense (vous vous souvenez, nos super kits à cocktail) pour tous les projets type humanitaires, associatifs, pour les start-up qui n’ont pas encore de fonds suffisants…Tandis que les entreprises déjà « bien développées» pourront faire appel à l’equity crowdfunding en ouvrant leur capital aux internautes.

Ensuite, on pourra se diriger vers la plateforme qui héberge spécifiquement les projets appartenant à un domaine en particulier (agriculture, développement durable, zéro déchet…). 

Partons pour un petit tour d’horizon des grandes plateformes de financement participatif (la liste n’est évidemment pas exhaustive !).

❧ Un choix en fonction du type de financement participatif

Pour le financement participatif en don contre récompense, les grands noms du secteur sont Kickstarter ou Indiegogo. En France, KissKissBankBank et Ulule sont les plus connus. Chez Le point Green, nous avons justement choisi Ulule comme hébergeur de notre campagne de financement pour développer notre boutique. En effet, Ulule a pour ambition de « donner à chacun le pouvoir d’agir pour un monde plus divers, plus durable, plus ouvert ». Une plateforme qui collait à nos valeurs, en tant que boutique responsable et engagée. 

En France, Unilend, Lendix ou Prêt d’union sont les plus importantes pour le crowdfunding en prêt entre particuliers, tandis que WeDoGood est le principal acteur français pour le royalty crowdfunding. Enfin, Particeep, Wiseed-qui propose d’ailleurs une section “environnement”, et une autre “énergies renouvelables”, ou encore Anaxago sont parfaitement adaptées à l’equity crowdfunding.

❧ Un choix en fonction du domaine d’action des projets financés par le crowdfunding

Certaines plateformes sont également spécifiques à certains domaines, certains secteurs en particulier. Ainsi, la plateforme Miimosa permet aux citoyen.ne.s français.e.s de soutenir les agriculteurs. Un de ses projets est d’ailleurs de développer une extension spécifiquement orientée dans les projets soutenant la transition écologique.

D’autres plateformes proposent ce « tri » de projets en fonction de valeurs spécifique. Ainsi, on ne trouve sur Tudigo que les projets qui permettent le « développement de l’économie locale, la création d’emplois, la sauvegarde de savoir-faire, la transition écologique », des valeurs qui prennent une importance croissante dans nos sociétés, et à juste titre ! Vive le financement participatif 100% français, 100% durable et… 100% zéro déchet !

Le saviez-vous ?

le documentaire Inocente a reçu un Oscar en 2012. C’est le premier film à financement participatif à recevoir une telle récompense !

Dans le domaine de la presse, soulignons l’excellence française avec le petit nouveau, Glifpix, ou, plus connu, Mediapart ( qui propose presque 700 articles sur le zéro déchet! Si ça, c’est pas un signe de qualité !). 

 

❧ Les bonnes adresses pour investir français, responsable et engagé

Mais encore une fois, vous allez me dire que vous êtes un peu perdu.e dans toutes ces plateformes. Lorsqu’on cherche le « Graal du projet », on peut avoir l’impression d’être un peu comme l’Indiana Jones du financement participatif, allant de liane en liane (ou de liens en liens plutôt), perdu dans la jungle des plateformes de crowdfunding. Facile de renoncer lorsqu’on n’est pas aventurier dans l’âme, me direz-vous… Mais que nenni ! Parce qu’en France, outre la baguette et le béret, on a des superbes associations qui nous rendent la vie plus facile lorsqu’on cherche à financer utile (sous-entendu français, durable et donc…forcément zéro déchet).   

La FPF (Financement Participatif France) est une association (loi 1901) qui regroupe les « professionnels du crowdfunding », organise des évènements, des formations, est active auprès de grandes institutions comme les ministères de l’Économie et des Finances ou de la Commission européenne …

Si l’association ne propose pas, à proprement parler, de projets, elle a pensé à un « portail du crowdfunding » (en association avec Bpifrance et la Banque des Territoires). Sur ce portail sont regroupé tous les projets de nombreuses plateformes de crowdfunding françaises, dont Ulule, Kisskissbank ou Wiseed. Plus besoin d’ouvrir 1 000 onglets différents pour comparer les projets entre eux, c’est un peu le « Tripadvisor » du financement participatif.

Dans l’espace « contributeur », l’ensemble des projets de l’ensemble des plateformes partenaires (et ça en fait, des super initiatives ! Presque 40 000 à l’heure où nous parlons !) apparaissent.

Il ne reste plus qu’à les « trier » selon le type de crowdfunding souhaité (don avec ou sans contreparties, royalties…), le domaine d’action du projet (social, environnemental (par ici le zéro déchet ! …), les sommes nécessaires, le ou la porteur du projet (particuliers, collectivités territoriales…), en fonction de la région (pour financer un projet local et 100% français). Il existe même un label croissance verte, créé par la FPF avec le ministère de la Transition écologique et solidaire afin de guider les investissements vers une économie durable. 21 plateformes engagées sont habilitées à le délivrer!

Et si, comme nous, investir durable, engagé, responsable et français vous tient à cœur pour protéger notre planète et valoriser nos savoir-faire, choisissez une plateforme de crowdfunding spécifiquement orientée dans des projets de développement durable. Lendosphère, Bluebees, Ecobole…. Le choix ne manque pas! Suivez le guide avec ce petit article qui les liste pour vous !

Et parce que ce sont celles et ceux qui ont tenté l’aventure qui en parlent le mieux, nous avons souhaité partager avec vous notre ressenti sur cette belle expérience avec le crowdfunding, et vous permettre de nous connaitre un peu mieux. Allez, on vous dit (presque!) tout, c’est par ici : « Un coup de pouce pour Le point Green » : notre e-boutique zéro-déchet, VOTRE projet autant que le nôtre”. Dans les coulisses du financement participatif à la française, responsable et engagé, un reportage signé Le point Green ;).

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