Les déchets organiques (épluchures, pépins, coquilles, etc) représentent en moyenne 30% de nos poubelles, voire même jusqu’à 70% lorsque la cuisine est entièrement faite maison. 

Composter ses déchets organiques, c’est donc réduire fortement le poids de sa poubelle et donc les besoins énergétiques liés à leur traitement et à leur transport… mais pas que ! 

Vos déchets organiques sont aussi un moyen de faire des économies car ils peuvent vous être très utiles pour remplacer votre engrais ou votre terreau ! 

Côté législation : la valorisation des biodéchets n’était obligatoire que pour les professionnels à partir de 10 tonnes par an (loi du Grenel de 2016). La bonne nouvelle de la loi de la transition énergétique : tous les biodéchets devront être triés en Europe à partir de 2023 alors c’est le moment de commencer 🙂

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Le compost, comment ça marche Jamy ??

Le compost c’est un processus vivant et naturel qui se passe à la jonction entre l’atmosphère et la lithosphère (le sol). 

Les micro-organismes (bactéries, champignons) et la microfaune (vers, insectes) présents dans nos sols, aussi appelés “décomposeurs” se nourrissent de matière organique morte (constituée de carbone, d’oxygène, et d’eau).  

Ce processus s’inscrit dans le cycle de la nature car l’humus produit sert aussi à alimenter les végétaux en matières minérales ! 

Vous pouvez voir ici le schéma réalisé lors de notre formation sur le compost.

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Le compost, qu’est-ce qu’on y met finalement ??

Le compost c’est tout un art, car pour nourrir nos petits micro-organismes il faut respecter des ingrédients et des proportions ! 

Ainsi : il faudra  apporter des matières vertes azotées, des matières brunes carbonées, suffisamment d’humidité et d’oxygène. 

ON DIT OUI :

Les épluchures, les fruits et légumes abîmés, les restes de fruits et légumes bruts et non cuisinés, les plantes et fleurs fanées, les feuilles d’arbres, les tontes de pelouse, le marc de café, le thé, les mauvaises herbes, les feuilles mortes, la paille, la sciure et les copeaux de bois, les mouchoirs, essuie-tout, les boîtes à oeufs. 

AVEC PRECAUTIONS :  

  • En petites quantités uniquement : certains légumes comme l’ail et l’oignon, les agrumes et les coquillages,
  • A broyer ou découper préalablement :  les coquilles d’oeufs, les noyaux, l’écorce, les branches d’arbre, 
  • Les litières d’animaux (herbivores seulement et que les excréments, pas les grains), 
  • Les brosses à dents en bambou (à broyer avant et retirer la tête avec les poils en nylon)
  • Les graines (vont germer).

ON OUBLIE :

Le verre, le plastique, le métal, le papier journal et les cartons (à privilégier dans la filière de recyclage “papier”), la  viande, le poisson, les os, les produits laitiers et croûtes de fromage, le reste des repas en sauce, l’huile, la poussière de sac d’aspirateur, la cendre (ne va rien apporter au compost et est bactéricide), les couches jetables, la litière d’animaux carnivores, la terre, le sable, les gravats, les papiers glacés (type flyers ou magazines). 

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Les 3 règles pour bien composter : 

  1. Respecter les proportions et les types de déchets. On l’a dit plus haut : c’est un savant mélange. Environ ⅔ de déchets azotés et humides (épluchures, marc de café, thé, restes de fruits et légumes ou abîmés, tonte de pelouse, feuilles d’arbres fraiches) et environ ⅓ de déchets secs et carbonés (branches, sciures, copeaux, papiers, coquilles d’oeufs, feuilles mortes, paille).
  2. Aérer : les décomposeurs sont des bactéries aérobie qui ont donc besoin d’air. Un brassage régulier (1 à 2 fois par mois)  du compost est donc indispensable ! Vous pourrez utiliser une fourche. Un autre conseil pour faire circuler l’air est d’alterner les déchets grossiers (branches, coquilles) et les déchets fins qui vont se tasser facilement (sciures, copeaux); Cette circulation d’air va également empêcher les mauvaises odeurs dues au surplus d’humidité et donc de bactéries anaérobies qui vivent dans l’eau et produisent du méthane : un gaz à effet de serre très puissant et malodorant !
  3. Humidifier : le compost ne doit être ni trop sec, ni trop humide pour la survie de nos petits micro-organismes. L’arroser ne devrait pas être nécessaire étant donné que nos déchets sont naturellement humides mais cela peut être recommandé en période de fortes chaleurs. Mieux vaut donc privilégier un compost à l’ombre, la cave étant l’environnement idéal. La température recommandée des composts est comprise entre 3 et 30 degrés.

Vous pouvez ensuite récolter votre compost à la fin de son cycle : tous les 4 mois pour arroser vos plantes de jus (si vous avez un lombricompost) ou tout simplement fabriquer votre propre terreau pour votre potager ! 

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Les alternatives de compostage :

Compostage en tas, en fût (plastique ou bois), en silos avec plusieurs cellules, ou encore lombricompostage : vous aurez le choix !

Vous pouvez aussi tout à fait collecter vos déchets dans un seau et les déposer dans un compost collectif ! 

Découvrez la carte des composts collectifs de France

Le compost fait partie de la règle des 5R,  découvrez-les ici !

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